14 novembre 2008
que fais tu ce soir, Louis?
Que fais tu ce soir? me demande t-elle.
ha merde
oui
j'ai un truc prévu ce soir, je passe du temps avec une femme
je n'ose pas dire ma fiancée
ça fait propriétaire.
je n'ose pas dire ma gonzesse
ça fait vulgaire.
je n'ose pas dire avec "elle"
ça fait locataire.
je n'ose pas dire avec une femme mariée
ça fait adultère.
je n'ose pas dire avec du cuir
ça fait tortionnaire.
je n'ose pas dire "comme d'habitude"
ça fait fonctionnaire.
je n'ose dire avec ma muse
ça fait délétère...
je n'ose pas dire
je vais me taire.
13 novembre 2008
on a marché sur la queue du dinausore bleu
Falsetti
je suis désolé
je t'ai fais passer pour un mauvais peintre
incapable de peindre ton dinosaure bleu de ton enfance...
du coups tu es triste,
tu as bu toutes les bouteilles de
Marie-France...
12 novembre 2008
le dineauzore bleu
Le dinausore bleu
Le Dinausore bleun'est pas un dinosaure bleu
il n'a pas été découvert par des adultes
il n'est pas touche pipi
Il est énooooorme
et bleu
seul un artiste en forme d'enfant peut le voir
ou le peindre
quand il est sous le lit du petit Frédéric, quatre ans
il est bleu
il attend que Fred le peigne
puis, avec le temps, les rencontres féminines
Falsetti est un homme
le dinosaure devient rose
disparaît
et devient secret
sans avoir été peint
le dinosaure bleu ou une nouvelle fausse newsletter de BEN
Voici ma nouvelle fausse newsletter, plagiat inspiré de celle de BEN
Falsetti, de clansco me fait une réponse sur son site à mon article
"révélation: cette année le thème de No-Made restera secret"
oui, Frédéric, je me suis vu en dinosaure bleu
sur l'illustration posée sur clansco
citée sur ce blog
tu ferais mieux de peindre, chou
c'est dommage que tu ais laissé tombé la peinture,
chou
car tu aurais su peindre ce dinosaure bleu
mais on voit bien que tu n'en a jamais vraiment vu des dinosaures bleus
quid de ton enfance?
FALSETTI n'a pas compris
car il est dans un débat
profond
"l'art serait un processus"
"l'art ne peut pas être fait par des artisans"
Falsetti n'as pas compris
Marie-France n'est pas potière!
car c'est une artiste
qui fait, qui agit
qui agite et s'agite
sage et passage, pas sage
falsetti n'a rien compris
parceque je me suis mal expliqué
car je n'avais pas envie
je suis surmené
les gens passent tout le temps à l'atelier
personne ne m'a donné ses condoléances
ils m'ont prit pour leur psy
et quand moi je demande a être seul
il font la gueule
alors que mon père adopté par moi est décédé
tas de cons
alors moi
je vais voir un ami
pour parler d'autre chose
et on parle encore boulot
alors que je suis surmené
falsetti, pauv'con
mais je t'aime
toi et ta bavarde de meuf
car j'ai passé un bon week-end avec vous
Maintenant je vais
essayer de voir plus mes amis
les vrais
pas ceux qui me font des déclarations damour lourde et qui n'en n'ont rien à fouttre
et qui sont des artistes à deux balles
inhumains insensibles égotiques et incultes
imbues de leurs personnes
Falsetti défend faussement leur touche pipi à deux balles
alors qu'il déteste ça encore plus que moi
lui qui est si sensible
et qui fait une méga tourte à la viande
Est-ce qu'un artiste qui fait bien la bouffe fait une oeuvre d'art quand il fait la bouffe?
Falsetti n'a rien compris
quand il pense que la différence entre l'art et l'artisanat c'est quand c'est crade ou quand c'est beau!
L'art crade c'est beau quand c'est un bon artiste qui le fait
L'artisanat c'est ikea merdique lorsque qu'un mauvais artiste le fait
Falsetti n'a rien compris
quand il défend un mauvais touche pipi
alors qu'il na pas parlé du nouveaux thème de No-Made
qui cette année restera secret...
Du coups, je retourne à mes sécrétions...
si vous voulez vous désabonner de cette fausse newsletter, c'est pas possible, c'est pas le moment, je suis en deuil, et je serai triste de perdre encore quelqu'un...
spéciale dédicace à Denis Gibelin qui a su au son de ma voix que j'étais mal et à Héléna qui prend le temps pour les autres...
A Isabelle, muse
Le dinosaure Bleu t'emmerde, chou
05 novembre 2008
révélation: le thème restera secret...
Denis Gibelin, artiste qui peaufine No-Made, a décidé que le thème de cette année restera secret...
On peut lui en vouloir comme le petit garçon susceptible en veut aux deux filles, là, l'une parlant à l'oreille de l'autre,rouge qui glapit dans le col de son petit haut blanc car son amie le trouve mignon .
On peut se demander si ce thème n'est pas là sous cette pierre qui, soulevée, montre l'ampleur de la catastrophe, une fourmilière, tout un monde, ravagée en un instant, déclenchant une peur, un imprévu dans cette société réglée parfaitement.
On peut alors ce dire non, pas parfaite, car ces insectes n'avaient pas prévu le hasard de ce geste destructeur.
Le thème ne se lit pas dans le regard insondable mais souriant de celui qui sait...
Ce thème relie et éloigne nos espaces, irréels et physiques.
Ce thème est contenu dans la formule:
a b r a c a d a b r a
a b r a c a d a b r
a b r a c a d a b
a b r a c a d a
a b r a c a d
a b r a c a
a b r a c
a b r a
a b r
a b
a
ou dans E=MC2
04 novembre 2008
face cachée de l'art par Sophie Taam
Sophie Taam écrit et pose des questions, elle m'envoie ceci pour le diffuser, voici!
si commentaires vous laissez, je me charge de lui transmettre!
""La face cachée de l’art "
Politique sans électeur
Dans la lignée de plus de deux décennies d’art officiel français, excluant les artistes de toute
instance décisionnaire, le gouvernement a fait ses réformes dans le copieux mépris des artistes et
associations d’artistes indépendantes .
Les institutionnels culturels, en revanche, ont eu droit à plus de respect et d’écoute
gouvernemental. Cette dichotomie de traitement est, hélas, significative des rapports de force
politiques entre les artistes, pourtant les vrais moteurs de toute « l’industrie culturelle » française
et les institutionnels, qui tiennent véritablement les rênes du pouvoir.
Examinons avec curiosité et plus en détail le fondement de ce pouvoir politique.
Et prenons comme support d’étude un article révélateur paru dans Le Monde daté du 09 août
2007 qui s’intitule « Les centres d’art doivent ensemble devenir une force politique. » Entretien
de Monsieur Eric Mangion , vice-président de l’association « Développement des centres d’art » et
directeur du centre d’art de la Villa Arson à Nice.
Le pouvoir des institutionnels est en premier lieu un pouvoir médiatique : soutien inconditionnel
à l’art officiel, mépris quasi-systématique de l’art de la face cachée ( d’abord médiatiquement
caché) de la part des principaux journaux , magazines et chaînes de télévision. Et si, en 96-97,
lors d’une première remise en question du système institutionnel de l’art, les principaux journaux
avaient participé au débat - qui avait abouti en bataille réductrice gauche/droite- on est frappé
par l’extrême conformisme et couardise des médias non spécialisés dans le débat sur l’art
contemporain depuis 2007.
La pétition « L’art c’est la vie » est parue dans l’Humanité du 5 mai 2007 ; Le Patriote, avec une
position à cet égard très originale dans le paysage médiatique français, soutient les artistes non-
officiels régionaux et leur laisse un espace privilégié d’expression. Quant au reste des médias
français… silence radio.
Or, un contre-pouvoir médiatique est né : internet. La résistance et la lutte souterraines contre le
système institutionnel artistique s’appuient largement sur cet outil puissant . Les artistes peuvent
débattre, s’unir, montrer leurs œuvres, préparer des actions collectives , diffuser des textes
censurés par les médias.
Reste que la couverture médiatique donne encore et toujours cette image faussée de l’art officiel
comme art unique existant en France, image que les institutionnels renforcent délibérément à
chaque apparition médiatique.
Retour à l’article « Les centres d’art doivent ensemble devenir une force politique ».
Monsieur Mangion, en bon politicien, ( prenons-le comme cas d’école mais représentatif du
Système), sait que la division est l’ennemie de la force politique. D’où renforcement de
l’association « Développement des centres d’art » ; d’où, sur la région de la Côte d’Azur,
création d’un réseau constitué d’associations, galeries, et centres d’art triés sur le volet, intitulé
Botox(s). Tout parti politique rêverait d’une telle unité de façade ; c’est tout simplement parce
que, dans le milieu de l’art contemporain, règnent l’intimidation intellectuelle et la peur. Et, dans
le contexte actuel , avec tous ces va-nu pieds de l’art qui réclament leur part de gâteau, l’unité,
forcément, est exacerbée. On l’a reconnue, cette stratégie ! C’est celle de Bush après les attentats
du 11 septembre : tous unis contre les méchants ! Et surtout fermez-la !
Oui, sauf que l’art s’épanouit décidément bien mal au sein de ce noyautage qui n’avoue pas son
nom. A Nice, le noyautage , historiquement, a toujours été caricatural, jusqu’à la destruction pure
et simple aux bulldozers du centre artistique autonome des Diables Bleus en 2004.
Monsieur Mangion, en bon politicien, maîtrise la langue de bois à la perfection. Pour témoin le
dernier paragraphe de son entretien : « il faut défendre la diversité : l’art ne doit pas se réduire à
quelques noms, mais demeurer une activité extrêmement diversifiée ». Certes, sachant que les
centres d’art, en fidèles représentants de l’art officiel , n’exposent que 2% - 10%( ?), bref une
infime minorité d’artistes… Et , encore mieux , « moi qui dirige une grosse structure, je n’ai pas
envie de récupérer l’argent au profit des plus petites. » Peut-on suggérer qu’il aille un peu plus
loin dans son raisonnement et qu’il « partage » effectivement l’argent avec les associations
d’artistes indépendantes, nombreuses sur la région , comme no-made, Sept Off, Le Hublot etc.
qui font de grandes choses avec … rien ?
Monsieur Mangion, en bon politicien , manie avec dextérité le bâton et la carotte. Le bâton, c’est
la menace d’exclusion de ce système bien noyauté . La carotte, l’illusion d’y être un jour intégré .
Mais là aussi, si le système s’effrite inéluctablement, c’est parce que cette stratégie ne marche plus:
depuis vingt ans que 90% des artistes sont exclus, ils ont fini par accepter leur exclusion et la
transformer en force. Depuis vingt ans que le système sous-entend des promesses de
reconnaissance…à terme, les artistes ont bien fini par reconnaître ce type de promesse : la
promesse électorale la plus mensongère, celle qui ne se réalisera jamais.
Monsieur Mangion s’est concocté un poste en or . Aucun compte à rendre aux politiques, les
vrais , qui, pour la plupart , ne comprennent rien à l’art contemporain ( hermétisme et élitisme
sciemment entretenus par les institutionnels) et, donc, lui foutent la paix, du moment qu’il ne
demande pas plus d’argent ; ce qu’en politicien habile , il ne fait pas : « si l’Etat doit se
désengager sur certains points, pourquoi pas ? mais à condition que les collectivités territoriales
prennent le relais.»
Il ne doit pas non plus rendre de compte aux artistes, officiels ou non-officiels, également sans
pouvoir face aux institutions. Ni aux citoyens, qui n’ont pas leur mot à dire sur la politique
culturelle de la région.
Alors, le voici, le hiatus : Monsieur Mangion est un bon politicien sans électeur. Comment ça
s’appelle, déjà, une politique sans électeur ?
Sophie Taam


























